Le Restaurant
« Dans une Eau Vive, il y a les disciples, il y a la foule, il y a ceux qui croient, il y a ceux qui ne croient pas, il y a des pécheurs, il y a de grands pécheurs, il y a des petits enfants.
Dans une Eau V ive, il y a ceux qui souffrent et ceux qui viennent pour être soulagés. Il y a ceux qui doutent et qui viennent chercher une certitude. Il y a ceux qui se sont égarés et qui viennent trouver un chemin.
Dans une Eau Vive on est assis autour des tables comme autrefois ils étaient assis par petits groupes dans l’herbe verte ceux qui attendaient le pain et les poissons qui étaient multipliés pour eux.
Autour des tables, on parle simplement, on décharge son cœur, on dépose son fardeau. Dans une Eau Vive on respire la joie, un esprit de famille, on a la sensation d’une heure de détente, d’un moment de vacances. On a envie de dire : « Il fait bon être ici »…
Dans une Eau Vive, on se laisse servir des mets raffinés, une cuisine internationale. Et celles qui servent sont de toutes races et de toutes couleurs. Elles sont des vierges chrétiennes semblables aux premières vierges romaines.
Et quand elles parlent du Christ, elles disent : « C’est mon fiancé, c’est mon Epoux. Il a tout mon amour. Je n’ai plus rien à moi ».
Et ceux qui sont autour de la table se sentent chez eux dans une Eau V ive. Et c’est à l’Eau Vive qu’ils invitent leurs amis, à l’Eau Vive qu’ils font leur repas de famille.
Car dans une Eau Vive, on est toujours accueilli, on se sent compris, on se sait aimé. Dans une Eau Vive, elle est sensible la puissance de Jésus parce que dans une Eau Vive, la Vierge Marie est là comme à Cana.
Elle est toujours là.
La Mère de Jésus, Mère du Sauveur, Mère de Dieu.
L’Eau Vive de Rome: un maillon de la chaîne des Restaurants l’Eau Vive dans le monde
c’est Dieu qui se donne.
L’Eau Vive,
C’est le don de Dieu,
et ce don,
ce cadeau sans prix,
c’est Lui-même".
P. Marcel Roussel
"Je voudrais vous conduire en un lieu de paix… Ce lieu de paix est tout ce que l’on attend d’un restaurant et aussi tout ce que l’on n’en attend pas. Si on le connaît, on y revient ; si on le connaît pas, on est surpris. Jamais on n’est déçu. Et pourquoi donc ? Parce qu’il y a ici des convergences que l’on trouve dans l’Evangile, ans la vie du Seigneur. Des convergences qui ne nous étonnent pas dans sa Vie à Lui, mais qui nous surprennent dans notre existence à nous. Ces convergences entre l’humain et le divin, entre le geste de l’homme et la Grâce de Dieu, entre l’événement et l’invisible, entre le partage de la Création et l’irruption de la Rédemption. Ce restaurant s’appelle « l’Eau Vive » ; nom bien étrange déjà pour un Français ! L’Eau Vive est-une appellation piège ? ou un peu d’humour français ? ou serait-ce déjà comme une question posée à celui qui entre pour satisfaire sa faim et sa soif ? … Ami, quelle est ta faim ? Quelle est ta soif véritable ? Alors l’Eau Vive serait une invitation à nous interroger sur notre besoin profond.
L’Eau Vive ne saurait se comprendre sans référence à cette femme de Samarie qui, venant au puits de Jacob trouve un Jésus fatigué à l’heure de midi, et lui demande à boire, pendant que les siens préparent le déjeuner. Avant même que cette femme ait pu satisfaire la demande de son hôte imprévu, celui-ci lui révèle une Eau Vive qui apaise toute soif et jaillit en Vie éternelle. De sorte que cette femme de Samarie, insérée dans les soucis de son ménage et venue puiser de l’eau pour sa propre maison, découvre un rapport insoupçonné entre le rassasiement d’un homme et le don de l’Eau Vive.
L’heure de midi qui les a rassemblés aura été plus que l’heure d’une eau partagée , mais l’heure d’une rencontre avec le Christ qu’elle cherchait.
« L’Eau Vive » de Rome vit cette page d’Evangile ; elle la vit tous les jours, comme elle vit celle de Cana où le vin répandu devient un chemin de foi ; comme elle vit celle du pain multiplié où l’Eucharistie s’annonce déjà ; comme elle vit celle des disciples d’Emmaüs où l’étranger qui rompt le pain à l’auberge de l’accueil se manifeste le Christ Ressuscité présent sur nos chemins ; comme elle vit celle du lac de Tibériade où dans l’aube embrumée des filets vides et soudain remplis, les apôtres découvrent leur Seigneur faisant griller les poissons d’un humble repas.
Comprenez-vous pourquoi l’Eau Vive n’est pas un restaurant comme les autres ? Vous n’êtes pas accueillis… vous êtes attendus… et les tables servies sont des tables d’amis ! Point de soubrette, point de tablier blanc, mais les filles du Roi du psaume 44 qui assurent votre service en robe de couleurs variées de tous les continents. Car elles ont conscience d’appartenir au Roi et d’assurer un service royal de la part du Roi près de ceux-là qui sont venus à leurs tables et ne savent pas toujours qu’ils ont eux aussi pour le Ciel vocation de roi et de reine.
Elles ne sont pas des religieuses mais elles se disent volontiers « Travailleuses Missionnaires de l’Immaculée », vierges chrétiennes réunies en une famille spirituelle et qui s’offrent à l’Amour Miséricordieux. Elles acceptent spontanément de vivre dans une communauté composée de membres de diverses races et elles se proposent de répandre la lumière de la Foi dans les différentes expression de notre société moderne et industrialisée. A cette fin, elles entendent se servir de la gestion de restaurants ouverts à tous et qu’elles appellent « l’Eau Vive » en souvenir des Paroles de Jésus à la Samaritaine. Elles entendent ainsi participer à l’évangélisation du monde par le moyen de la prière et du témoignage de vie.
Et la cuisine ? direz-vous. Je vous dirai que la qualité spirituelle de ces femmes ne limite nullement leur qualité culinaire, mais les conduit au contraire à une recherche de la compétence et à un souci constant de faire plaisir.
Voilà mes amis… je ne vous ai pas encore révélé une activité surprenante et essentielle exercée dans toutes les Eau Vive du monde. J’ai gardé cela pour la fin, parce que c’est aussi la fin de la journée, à l’heure où s’achève le repas du soir que cela éclate tout d’un coup comme une musique qui vous surprend et qui vous prend : comme une parole toute céleste qui est pourtant très proche et très amicale, et que vous reconnaissez comme un carillon de Lourdes qui révèle que la Maman a quelque chose à dire, parce qu’ici c’est chez Elle et qu’Elle y convoque ses enfants : le chant de l’Ave Maria ; et les convives invités soudain à cueillir une parole, à répondre à une proposition, se retrouvent priant et chantant avec des âmes d’enfants, parfois blessés par la vie…et l’émotion est telle chez beaucoup le plus beau souvenir qu’ils emportent de l’Eau Vive, au-delà du grand art qu’ils ont pu apprécier, c’est peut-être un nouvel art de vivre, de vivre à cette haute dimension de l’essentiel accueilli et communiqué.
C’est ce qui fait sans doute le succès de leur restaurant... Là où coule l’Eau Vive, l’homme se souvient qu’il ne vit pas seulement de pain. »Un ami de l’Eau Vive





